République démocratique du Congo




La petite hydroélectricité a pour fonction de générer de l’électricité grâce à la force d’écoulement de l’eau, en recourant à des équipements de petite capacité, d’une puissance inférieure ou égale à 10 MW. L’Union internationale des distributeurs d’énergie électrique classe les différents types de centrales hydroélectriques de la façon suivante :

• la pico-centrale (capacité inférieure à 20 kW)
• la micro-centrale (capacité allant de 20 kW à 500 kW)
• la mini-centrale (capacité allant de 500 kW à 2 MW)
• la petite centrale (capacité allant de 2 à 10 MW)

On insistera exclusivement sur la petite hydroélectricité, essentiellement pico/micro centrale, qui est une technologie considérée comme totalement fiable et bien adaptée aux zones rurales non raccordées au réseau électrique. L’avantage de cette technique réside aussi dans le fait que la majeure partie de son potentiel exploitable (cours d’eau et rivières) réside dans ses zones rurales et notamment les sites isolés.
Contrairement à la grande hydroélectricité, la petite hydroélectricité a l’avantage d’avoir un impact environnemental (dégradation de l’environnement et détournement de l’eau d’irrigation) et sociétal (déplacement des communautés locales) beaucoup moins important. Au vu de son fort potentiel, et ceci tout particulièrement en R.D.Congo, il semble essentiel de promouvoir les projets d’implantation de petites centrales.




L’hydroélectricité est la première source d’EnR de la RDC avec un potentiel énergétique exploitable évalué à 774 000 GWH/an. Quant à la puissance exploitable, elle est de 100 000 MWH. En termes d’exploitation, la puissance installée est d’environ 2 590 MW et correspond à moins de 3% de la puissance exploitable. Avec un tel potentiel, la promotion du développement de ce type de projet s’avère indispensable pour l’électrification rurale, tout particulièrement pour la micro/pico hydroélectricité.